Samedi 19 août 2006 6 19 /08 /Août /2006 11:12
Une longue journée de route nous attend avec la traversée des montagnes du Taurus.

Sur le parcours, nous visitons un caravansérail maintenant en ruine avec une surprise juste à l'arrière : un maar tel que l'on pourrait en rencontrer un en Auvergne. C'est un volcan qui s'est effrondré sur lui-même et qui laisse la place à un lac, celui-ci étant d'une profondeur de 170 mètres qui explique cette magnifique couleur émeraude de l'eau.

Plus loin, petit arrêt pour la visite du caravansérail d’Obrukhan, bel exemple d’architecture seldjoukide du XIIIe s. Certains reconnaîtront Jean-Pierre de dos. Sans parler d'Isabelle qui depuis 2 jours insistait pour ne pas visiter un magasin de vêtements en cuir...

Pour l'anecdote, cette visite fait partie des négociations de Marmara pour baisser le prix du circuit. Cependant Isabelle faisait sa crise jusqu'à vexer Nourdan. Heureusement, notre guide tint bon et Bernard suivi de Sylvaine achetèrent leur veste en cuir en toute quiétude.


Arrêt technique avant d'arriver à Antalya à l'ombre des pins et en sirotant du yaourt contenant des feuilles qui ressemblaient fortement à de la verveine.


Nous arrivons enfin à Antalya et prenons possession de notre hôtel Sylvana avant d'en tester sa piscine.


Le soir, on se promène le long de la Méditerranée (température de l'eau : plus de 30 degrés), on voit l'une des cascades qui bordent Antalya. On s'installe peu après à la terrasse d'un restaurant : très sympathique menu accompagné de 4 musiciens mais nous constatons une fois de plus que les turcs ne perdent pas de temps pour le repas : les plats s'enchaînent et en à peine plus d'une heure, nous quittons la table.

La boucle est bouclée, le circuit tel que l'on peut le voir sur la carte est parcouru. Il ne manque qu'à visiter Aspendos et son superbe théâtre antique. Mais cela sera pour demain.

Par Sylvaine et Luc - Publié dans : bauguil
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Dimanche 6 août 2006 7 06 /08 /Août /2006 23:16
Ce que nous avons vu ce jour-là était encore magnifique. Je pense que la meilleur façon d'en parler, c'est de l'illustrer.


Cette fois, Nourdan se lâche et pendant que Patrick use d'un angle suspect, je photographie notre guide.


Arrivés dans une coopérative de tapis turcs, nous assistons à l'exploitation du vers à soie dans sa phase "textile". D'un cocon plongé dans de l'eau chaude, on peut extraire des kilomètres d'un brin de soie minuscule et très fragile. 20 de ces brins sont mélangés, tressés et renforcés. Au final, un fil de soie est constitué de 1 500 de ces brins de base.


Puis 4 teintes naturelles nous ont été présentées : la garance pour le rouge, de l'indigo importé d'Inde qui de vert devient bleu au contact de l'air, des pâquerettes pour les tons de jaune et enfin des cernaux de noix pour les marrons.


Vint ensuite le moment du choix et la présentation de tapis tous plus beaux les uns que les autres. Certains étaient tellement minutieux qu'ils étaient constitués de plus de 250 double-noeuds par cm². Personne n'a acheté de tapis mais c'est vrai qu'ils étaient magnifiques, à vous de juger par le détail.


Ataturk en personne était représenté. Ce dirigeant (dernier sultan Ottoman) du début du 20ème siècle est vénéré par quasiment tous les turcs pour les profonds changements qu'il a apporté à la Turquie pour la tourner résolument vers la laïcité et la république démocratique.


A bord de notre bus Marmara numéro 16, nous revenons eu milieu de la Cappadoce et visitons les superbes villages à demi-troglodytes d'Uchisar ou Ortahisar sans oublier le dromadaire "pour les touristes" et les symboles de la Turquie.


A force de sarcasmes déplacés, je finis par trouver une bouteille de Yeni Raki à 23 livres turques (le marchand m'a même demandé quel était le taux de la "lyra" par rapport à l'euro et en toute confiance il a accepté 1 euro = 1,7 livre turque) et l'offris à Patrick qui - à ma grande surprise - en fut tout heureux.


Tiens, une touriste toulousaine qui répond au doux nom de Caroline !


Nous finrons la journée par une prière de derviches tourneurs dans ce caravansérail de toute beauté. Nous nous retrouvons avec des belges, des espagnols, des français et certainement d'autres nationalités autour de 5 derviches musiciens et 6 derviches tourneurs.


Pour ma part, je suis assez impressionné par leur façon de communier, liens entre ciel et terre. Dans leur geste, les derviches reçoivent la divinité dans leur main droite du ciel et la transmettent avec leur main gauche vers la terre pour les hommes, tout en tournant avec une incroyable régularité autour de leur coeur.
Par Sylvaine et Luc - Publié dans : bauguil
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Dimanche 6 août 2006 7 06 /08 /Août /2006 22:51
Près de notre hôtel, nous pouvons voir les magnifiques cheminées de fées souvent appelées "Les Symboles de la Turquie".


Mais que dire de la Cappadoce si ce n'est que c'est réellement magnifique et envoûtant. Les paysages sont d'une beauté extraordinaire. Il paraît que survoler cette région en montgolfière le matin reste un souvenir inoubliable. c'est sûrement vrai mais bon, 140 euros l'heure de vol, c'est un peu... beaucoup !

Le village d'Ibrahim Pacha avec la maison de Paul le Hollandais (à ce sujet, Bernard - le mari de Chantal - s'est auto-proclamé "Ibrahim Pacha" ;-) Que faire ? Finalement, ce titre lui va à ravir.


Les pigeonniers servant à récolter la précieuse fiente de pigeon, engrais ô combien réputé.


Nous avons approché le village d'Uchisar sans y pénétrer, peut-être pour nous laisser sur notre faim (heureusement que nous y reviendrons dès le lendemain). Sur la photo, nous voyons les tons naturels d'ocres, de gris, de roses, de bleus.


De superbes roses trémières sur fond de Cappadoce (photo réalisée sur les conseils souvent avisés de Caroline qui parle très bien allemand et qui pourrait - pourquoi pas - en faire son métier ;-)


Et puis cette halte dans un magasin d'Etat de toute beauté où les minéraux et les objets précieux sont légion. On pouvait y trouver or, argent, rubis, onyx, turquoise, améthiste, cristal de roche, émeraude... sur de magnifiques objets comme des pipes (écume de mer), échiquiers (onyx), bijoux, plats, céramiques, narguilés... Tout cela était très tentant et nous nous sommes laissés tenté (échiquier, pipe, boucles d'oreille, parure).


Nous avons ensuite fait halte dans une magnifique mosquée que nous avons pu découvrir de l'intérieur (rare privilège pour des profanes) à la condition de se déchausser. Nourdan a tenté de nous expliquer comment les turcs vivent leur religion.


Encore de superbes paysages impossibles à décrire. Voici ce que dit Marmara de la Cappadoce : "Ses paysages exceptionnels furent créés par l’érosion des eaux, du vent, du gel… Le tuf est ainsi sculpté par la nature et forme parfois ces fameuses cheminées de fée".

Nous avons donc visité la vallée de Göreme et ces églises byzantines, les villages à demi-troglodytiques d’Uçhisar ou Ortahisar, la vallée de Güvercinlik (les paysages aux allures lunaires).


La journée s'est terminée par la "Love Valley". Un simple aperçu de l'endroit permet d'en comprendre la nomination :-))


Quant à la soirée, certains ont abusé du "Yeni Raki", l'anisette bue dans toute la Turquie et dont le degré d'alcool dépasse 40 ! Alors pour ceux qui participaient à cette soirée qui se passait dans un très beau restaurant troglodyte avec Raki et vin à volonté, la nuit fut rude...


Les couples Johanne-Martial et Sylvaine-Luc ont su rester dignes et sages ;-)
Par Sylvaine et Luc - Publié dans : bauguil
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Dimanche 6 août 2006 7 06 /08 /Août /2006 21:31
Le 2ème jour, il fallait partir pour la Cappadoce, soit 700 kms de route.

Sur cette route, il y a parfois 2x2 voies mais souvent on roule sur une 2 voies avec de temps en temps des tronçons en travaux et donc un peu cahoteux.

Toutefois, on remarque que les turcs qui ne roulent pas vite se poussent complètement sur la droite pour se laisser dépasser facilement. En France, les conducteurs ont plutôt tendance à accélérer et à coller celui qui précède pour ne pas être doublé...

Nous passons près d'Aksehir et là, stupéfaction, nous voyons Nasreddin Hodja sur son âne monté à l'envers !


Ceux qui connaissent Nasreddin Hodja, classé humoriste, philiosophe ou grand sage suivant le degré de lecture de ces petites histoires qui ont traversé les siècles et les pays. Si vous ne connaissez pas encore, je vous conseille vivement de lire les "Sublimes paroles et idioties", "Hautes sottises" ou encore "Divines insanités" de Nasreddin Hodja.

Nourdan est étonnée que nous connaissions Nasreddin. Nous en profitons pour acheter une bande dessinée remplie des anecdotes de l'Imam (bien que la traduction soit parfois un peu gauche).

Plus tard, on s'arrête à Konya pour visiter le musée de Mevlana, le fondateur de l'ordre des Derviches Tourneurs. D'ailleurs, ceux qui n'arrivent pas à tourner (à cause du tournis probablement ;-) deviennent des Derviches Hurleurs sachant qu'il faut 1001 jours de formation.


Selon notre guide Nourdan, un truc de grand-mère turque (ou "le truc du turc") pour ne plus avoir d'araignée dans une mosquée ou sa maison : l'oeuf d'autruche vide !!! Il y en avait dans le musée et effectivement, il n'y avait pas l'ombre d'une toile d'araignée, fut-elle minuscule.

Nous avons pu voir le tombeau de Mavlana couvert d'une épaisse couverture d'or et de soie de plusieurs tonnes !


Ce papyrus contient le verset du Coran qui cite la vie de Marie, la mère du Christ.


Ce coffret contiendrait les reliques de quelques poils de la barbe du Prophête Mahomet et beaucoup de musulmans s'en approchaient.


On pouvait aussi voir des Derviches Tourneurs en cire ou peints sur des toiles comme celle-ci.


Autre astuce (2ème "truc du turc") : comment avoir de l'eau chaude quasi à volonté et pour pas cher... Il suffit d'installer 2 ou 3 panneaux solaires à proximité d'un gros bidon (on appelerait cela un ballon d'eau chaude en France) sur son toit ou au sol. Ce système est utilisé aussi bien pour les maisons que pour les immeubles. Quand on a du soleil, autant en profiter (à ce sujet, nous n'avons pas vu autre chose qu'un grand ciel bleu durant toute la semaine).


Visite d'une ville souterraine. Nous n'en avons vu qu'une partie mais elle s'étend pourtant sur 8 étages dans la terre et c'est un vrai dédale constitués de kilomètres de couloirs et de centaines de chambres. Certaines villes souterraines pouvaient loger des dizaines de milliers d'habitants, à l'abri de toute attaque extérieure. Des portes en pierre bloquaient les entrées aux envahisseurs.

Attention à ne pas être claustro pour vivre sous terre (les couloirs sont parfois très étroits ;-)


Le soir, nous arivons en Cappadoce, accueillis par un superbe coucher de soleil et un bon repas.

Par Sylvaine et Luc - Publié dans : bauguil
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Jeudi 3 août 2006 4 03 /08 /Août /2006 23:16

Voici la carte de notre parcours pour la semaine ci-dessus.

Avant de partir d'Aphrodisias, il ne faut pas louper la photo d'une cigale (oui, je sais, vu la qualité de la photo elle est difficile à repérer mais avec Sylvaine, on l'a réellement vue -> elle brille sur le tronc).


Petit restaurant très "couleur locale" avec de la musique traditionnelle, du vin rouge pour Patrick et des crudités. En fait, nous mangeons beaucoup de crudités : matin, midi et soir sans oublier les olives et la féta toujours présents.

Nous arrivons maintenant à Hierapolis et nous sommes entourés de tombeaux et de vestiges. De grands personnages ont été enterrés dans cette nécropole au vu des tumulus et autres sarcophages.


Et tout en marchant, nous arrivons sur Pamukkale (prononcer avec un "é" à la fin) et que dire : c'est magnifique ! Ce site naturel "sponsorisé" mais surtout enfin sauvegardé par l'Unesco est composé de vasques blanches de calcaire remplies d'une eau bleue et chaude. Les romains y ont amené cette eau si calcaire qu'elle recouvrirait en une année un stade de foot !

Voir et tremper les pieds en cet immense endroit est un plaisir absolu.


Il y aussi un magnifique théâtre en bon état de conservation mais pas comme Aspendos que nous visiterons plus tard.


Le soir, superbe hôtel 5 étoiles proche de Hierapolis avec grande piscine, sauna, eaux thermales ferrugineuses (oui pour ces eaux mais non à l'alcool) et bungalows sympas. On commence à noter que les chambres sont souvent confortables mais les salles de bain sont étroites et "vieillotes" mais ouf, nous évitons les "toilettes à la turque". Il ne faudrait pas nous prendre non plus pour des têtes de turcs.


Ouf, il ne faut pas oublier que pour ceux qui avions pris l'avion à Toulouse (8 sur les 20 d'entre nous) n'avions pas encore dormi ou si peu. Une douche, de l'eau chaude (quasi bouillante), un plongeon dans la piscine, un bon repas avec beaucoup de choix et la nuit fut longue et bénéfique !!!
Par Sylvaine et Luc - Publié dans : bauguil
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